La remontée des taux de crédit immobilier restera modérée

Le marché ne ralentit pas pour autant

C'est la fin d'une période historique : depuis cet été, les taux de crédit ne cessent plus de remonter. Pourtant, les courtiers en crédit et les créateurs d'entreprises qui envisagent de se lancer en franchise sur notre marché ne doivent pas s'inquiéter. Explications.

Une hausse significative


D'après le baromètre de l'observatoire Crédit Logement CSA, les taux de crédit immobilier s'étaient établis à 2,06 % au mois de juillet, soit une hausse de 5 points par rapport au mois précédent (ils étaient de 2,01 % en juin). Confirmant la tendance, la moyenne des taux d'emprunt au mois de septembre se situait à 2,17 %. Le taux record de 1,99 % établi au mois de juin est donc définitivement derrière nous.

Concrètement, le taux moyen pour financer l'acquisition d'un bien neuf est de 2,21 %, et de 2,20 % pour un achat dans l'immobilier ancien. Notons également que la durée moyenne d'un emprunt est désormais de 216 mois, contre 209 mois en juillet, et que les prêts sur 25 représentent dorénavant 20,8 % des emprunts (la part était de 18,5% le mois dernier seulement).

L'observatoire précise que la remontée des taux est effective, mais qu'elle s'avérera « lente et modérée ». Les prévisions vont dans le sens d'une révision des barèmes de taux des établissements de crédit tout aussi modérée. On estime que la solvabilité des emprunteurs ne sera pas touchée, avec toujours un recul de 10 % sur les marchés de l'ancien comme du neuf.

Des taux variables presque oubliés

Le plancher atteint par les taux fixes (tous les prêts sont contractés à un taux inférieur à 3,5%) a une importante conséquence sur les prêts à taux variable. Ceux-ci ont perdu de leur intérêt pour les emprunteurs, qui préfèrent prendre un crédit à taux fixe. La conséquence : moins de 1 % des prêts se font à taux variable, une record plus vu depuis les années 2000.

Les conditions de crédit au beau fixe et une demande qui ne ralentit pas ont été très bons pour 2015. La production de crédit s'en trouve donc stimulée. Hors rachat de créances, le rythme d'évolution en glissement annuel de l'activité mesurée en trimestre glissant s'établit à + 57,9% en ce qui concerne le nombre de prêts et à + 52,3 % pour la production.

Le moment idéal pour devenir courtier en crédit ?

Le courtage en crédit est un métier qui s'avère de plus en plus indispensable pour les ménages. Si les taux de crédit ont amorcé leur reprise, les ménages seront d'autant plus incités à comparer les offres, et quel meilleur moyen pour ce faire que de recourir aux services d'un courtier ?

Pour un chef d'entreprise en herbe qui s'intéresse au marché de l'immobilier, rejoindre un réseau de courtage en crédit peut être une excellente décision. Les enseignes forment tous les jours de nouveaux entrepreneurs prêts à profiter d'une activité génératrice de valeur, et qui ne peut que prendre de l'importance dans les années à venir.
 

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