Les perspectives pour le marché du courtage en crédit immobilier

Des chiffres encourageants pour 2016 et au-delà

Le courtage en crédit a de beaux jours devant lui. Taux de crédit, restructuration des structures décisionnelles, développement de la demande… de nombreux indicateurs pointent dans la bonne direction pour les courtiers comme pour leurs clients.

Un marché national à l'image du reste de l'Europe

2016 sera sans doute une excellente année pour tous ceux et celles qui créent une entreprise de courtage en crédit immobilier sous enseigne. L'encadrement réglementaire concernant le courtage immobilier est en train de se mettre en place, et cela ne peut que profiter au secteur. On a en effet constaté que les marchés des pays européens plus en avance avaient doublé dans les dix ans après la mise en place de leur propre réglementation. Le Royaume-Uni compte 61 % de part du courtage dans les prêts immobiliers, suivi par l'Irlande avec 56 %, les Pays Bas (53 %), l'Espagne (52 %), et l'Italie (42 %). Loin de l'Europe, les Etats-Unis sont les rois du courtage, avec un taux de 70 %. En France, on s'approche de 30 % des crédits immobiliers réalisés par l'intermédiaire de courtiers.

Un prêt sur deux devrait venir du courtage

Les experts en financement sont très enthousiastes au sujet de l'avenir du courtage en crédit immobilier. D'après les chiffres publiés par les cabinets d'études économiques IHS Global Insight et Xerfi, les crédits immobiliers négociés via des courtiers devraient atteindre une part de 50 % sous cinq ans.

Les agences de réseaux comme ACE Crédit affichent une croissance constante de leur chiffre d'affaires comme de leur clientèle. Et c'est un cercle vertueux, puisque avec la démocratisation du recours au courtage, les franchiseurs vont pouvoir garder des commissions basses, voire faire baisser leur prix. Les dernières mesures réglementaires vont dans le sens d'une harmonisation des tarifs, ce qui ne pourra qu'être bénéfique à l'ensemble de la profession.

Le paysage bancaire change la donne pour le courtage

Les institutions bancaires sont elles aussi en proie à une importante mutation. Avec près de 6 000 agences qui peinent à assurer leur rentabilité d'après une étude de Score Advisor, les banques ont entrepris de réduire la densité de leurs réseaux. Alors que 50 agences Crédit Agricole ont été fermées entre 2014 et 2015, la Société Générale a prévu de fermer près de 20 % de ses points de vente (soit 400 agences) d'ici à 2020. Par conséquent, les enseignes bancaires se doivent de repenser leur façon d'étudier les dossiers de crédit immobilier. L'architecture de traitement des crédits est centralisée, simplifiée, et le processus de décision s'en trouve plus rapide.

Tout cela ne peut que jouer en faveur des franchises de courtage en crédit. En effet, les réseaux de courtiers ont des accords avec les principaux établissements financiers et peuvent s'adresser directement aux plateformes nationales. Les clients des courtiers ont donc l'avantage d'obtenir des réponses bien plus rapidement (et sans doute de meilleurs tarifs) que s'ils s'étaient adressés à leurs agences locales.

 

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